Artiste

I Nu de Nouméa

Pacifique Sud

C’est une première à Confolens, nous accueillons un groupe venu du « caillou » autrement dit de Nouvelle Calédonie. C’est est une collectivité française composée d’un ensemble d’îles et d’archipels d’Océanie, situés en mer de Corail et dans l’océan Pacifique Sud. Distante de la France métropolitaine d’environ 16 740 kilomètres et d’une superficie de 18 575,5 km2, cette collectivité située en Mélanésie et en Océanie lointaine relève de la souveraineté française depuis 1853.

Peuplé depuis au moins 3 200 à 3 300 ans, l’archipel était habité avant l’arrivée des Européens par des Mélanésiens aujourd’hui appelés Kanaks, mot d’origine hawaïenne signifiant homme, ou homme libre. Ils sont le peuple autochtone et constituent la première communauté de la Nouvelle-Calédonie, avec en 2014 39 % des Néo-calédoniens.

La musique calédonienne fait partie de la culture de la Nouvelle-Calédonie. Elle est souvent un mélange de culture kanak, française, mais plus récemment elle subit l’influence anglo-saxonne, par la proximité de l’Australie. On retrouve le :

  • Chant Taperas Ou tempérances, chant hérité des missionnaires anglicans exécuté a cappella ou en chœur mixte polyphonique, souvent à quatre voix, accompagné parfois de percussions.
  • Chant ae-ae : Chant viril exécuté par deux hommes, ensemble, en tuilage ou en alternance. Ils sont accompagnés de percussionnistes qui battent des pillons de bambou à terre ou des battoirs en écorce.
  • Le cada est une variété rapide de ce chant.
  • Chant ayoii : Chant lent entre deux chanteurs de la région d’Hienghene.
  • Il existe trois types de chant des jeunes des Îles Loyauté, les waueng (Maré), les wejein (Lifou), les seloo (Ouvéa), créés sans doute en réaction aux chants religieux, tapéras, doh ou cantiques, aux textes plus moralisateurs et aux rythmes plus polyphoniques.

Parmi les instruments traditionnels: le bambou, la feuille de papayer, la flûte, de bambou ou de roseau, la guimbarde (wadohnu en nengone).

Du fait qu’il n’existait pas d’unité politique dans l’archipel avant l’arrivée des Européens, la Nouvelle-Calédonie connaît une grande diversité linguistique. Il existe ainsi 27 langues, dont quatre ayant le statut de langues régionales. Une des plus répandues est le drehu (ou qene drehu) puisqu’il compte environ 13 000 locuteurs. Il est parlé dans les îles de Lifou et Tiga (archipel des îles Loyauté), et par des communautés originaires de Lifou installées sur la Grande Terre. Elle fut une langue d’évangélisation, ce qui explique que nombre de locuteurs originaires d’autres zones linguistiques de Nouvelle-Calédonie ont appris le drehu en plus de leur propre langue vernaculaire.

En langue Drehu I NU signifie le cocotier, l’arbre nourricier emblème du Pacifique. INU joue une musique qui navigue entre Europe et Mélanésie. Acoustiques, chaleureuses et populaires, les mélodies du duo résonnent d’un bel héritage musical kanak, tout en piochant avec générosité dans le jazz, la soul, le reggae ou la musique folk.

Guitares, ukulélé et voix composent le triptyque artistique d’un groupe qui a remporté deux Flèches de la musique – cérémonie qui récompense les meilleures créations musicales de l’année – lors de l’édition 2018 à Nouméa. INU a décroché le prix Révélation et le prix Folk mélanésien pour son album éponyme.

Écriture à quatre mains:

INU propose un voyage haut en couleur, balisé par de jolies ballades célébrant l’amour, l’enfance, la nature, l’amitié…Des mélodies déclamées en français, en anglais mais aussi en drehu, la langue de l’île de Lifou.

L’écriture résulte d’un habile jeu à quatre mains assurées par Marianne (chant et ukulélé) et Hnawejë (guitare, chant).

« Dans nos textes, nous partageons des valeurs humanistes et abordons les thèmes de la tolérance, les droits des femmes, de la nostalgie, les voyages… », explique Marianne.

Entre France et Nouvelle-Calédonie Marianne et Hnawejë qui aiment les rencontres musicales, font appel aux talents de leurs nombreux amis musiciens. Dans l’hémisphère sud I NU s’entoure de Gustave Wayenece à la basse acoustique et chœurs et de Ala Hukane aux percussions, saxophone et chœurs. Dans l’hémisphère nord de Bertrand Lemarchand à l’accordéon et de Christophe Pélissié à la guitare slide et au banjo.

Pour les voir pendant le festival