Artiste

Ensemble Tungurahua d’Ambato

Amérique du Sud

L’Équateur partage une frontière avec le Pérou au sud et à l’ouest ainsi qu’ avec la Colombie au nord. Il est baigné à l’ouest par l’océan Pacifique. Le pays est partagé en trois grandes régions: la côte du Pacifique, où se trouve la principale ville du pays (Guayaquil); la partie andine du pays, où se trouve la capitale Quito; et enfin l’Amazonie équatorienne, dans l’est du pays. À ces trois régions continentales, il faut ajouter une région insulaire formée par les îles Galápagos, situées dans l’océan Pacifique à un millier de kilomètres à l’ouest de la côte.

Depuis son indépendance de l’Espagne en 1822, l’Équateur est une République, aujourd’hui divisée en vingt-quatre provinces. Si l’espagnol est la langue officielle de la République, des nations indigènes sont reconnues, et le kichwa (langue voisine du Quetchua) et le shuar( langue d’Amazonie) ont un statut de langues de relations interculturelles.

Le groupe que nous recevons nous vient d’Ambato, une ville située au cœur de la Cordillère andine. Ambato est surnommée la « cité-jardin de l’Equateur » et est blottie au pied de ses trois volcans dieux : Altar, Chimborazo et Tungurahua.

L’ensemble “Tungurahua” porte le nom du célèbre volcan qui se trouve au pied d’Ambato. Son nom est probablement issu du quechua tunguru, « gorge », et rahua, « brûler ». Le volcan porte aussi d’autres surnoms tels que le « géant noir » ou le « colosse » du fait de sa taille imposante (5 023 m d’altitude) et de ses coulées de lave noire.

C’est pour conserver et faire mieux connaître le folklore de l’Equateur qu’a été formé l’ensemble “Tungurahua” en 1970 sous la baguette de son Directeur et Chorégraphe Carlos Quinde Mancero. Le groupe travaille depuis plus de 40 ans à sauvegarder le folklore Equatorien et à lui conserver toute sa couleur, sa pureté et sa sensibilité. Son souci est de collecter le plus possible d’informations, de musiques, de danses dans une terre qui fut une des civilisations les plus actives du continent américain et du monde. Il accumule avec passion les éléments d’une vraie identité équatorienne.

L’ensemble folklorique Tungurahua est composé de deux ethnies mais avec une prédominance de Métis, ce que lui permet de présenter un programme complet et éclectique et de réunir dans un ensemble artistiquement très réussi des musiques et des danses de toutes les régions du pays.

Son répertoire va de la côte peuplée de noirs, au centre peuplé d’Incas et jusqu’à la forêt amazonienne. De chaque région, elle a reconstitué les costumes.

Le fond du spectacle s’appuie:

  • Sur les fêtes qui sont si nombreuses en Equateur et presque toutes d’origine religieuse, et sur la vie des marchés qui sont la grande affaire des populations Incas dispersées dans la puna. Certaines de ces fêtes, à l’image de celle du “Corpus Christi”, durent la semaine entière.
  • Sur les carnavals qui sont différents d’une province à l’autre.
  • Sur les rites païens dans lesquels le soleil joue un rôle éminent. Comme d’ailleurs les croyances dans un système fondateur du monde que les Indiens n’ont jamais réussi totalement à oublier malgré les efforts de l’église.
  • Des danses qui ont valeur de révolte contre l’occupant hispanique.

Les costumes sont très riches et variés et suivent scrupuleusement les recherches faites. On retrouve par exemple les costumes des Otavalos qui sont l’un des peuples indigènes d’Équateur, appartenant à la nationalité Kichwa.

Les hommes portent un chapeau avec des rubans de couleur, une chemise brodée et un sur-pantalon traditionnel en cuir et poil de mouton. Les femmes se font remarquer avec leurs jupes plissées et ceintures colorées, leurs chemisiers finement brodés, leurs bijoux.

Certaines des traditions équatoriennes sont inscrites sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO :

  • Le patrimoine oral et les manifestations culturelles du peuple Zápara
  • Les musiques de marimba, les chants et les danses traditionnels de la région du Pacifique Sud colombien et de la province d’Esmeraldas d’Équateur
  • Le tissage traditionnel du chapeau de paille toquilla équatorien.

Le groupe a participé à plusieurs reprises au Festival de Confolens depuis 1981. Il se produit sur toutes les scènes du monde.

Pour les voir pendant le festival