Artiste

Association culturelle Mudapy

Amérique du Sud

Le Paraguay dont le nom même vient de la langue guarani est un pays d’Amérique du Sud sans accès à la mer. Son territoire compte deux régions différentes séparées par la rivière Paraguay : la partie orientale, qui est la plus peuplée, et l’occidentale, qui intègre le Chaco Boréal ou Gran Chaco. Il est entouré par le Brésil, la Bolivie et l’Argentine et sa capitale est Asunción. La culture du pays est très métissée, les peuples originaires en sont la fierté. Riche d’une forte culture traditionnelle, la musique folklorique est l’un des piliers de la richesse culturelle du pays.

Depuis 1997, l’organisation Danza es vida – Paraguay s’engage avec fierté et enthousiasme dans la promotion des coutumes paraguayennes – danses, musiques, artisanat – au niveau national et international. Depuis 2006 le groupe a pris le nom de MuDaPy, un acronyme qui signifie Músicas y Danzas del Paraguay. La mission du groupe est : enquêter, sauver, diffuser, promouvoir et transmettre les traditions du Paraguay, au niveau national et international à travers la représentation artistique des danses, de la musique, de l’artisanat et des langues du Paraguay. Lors de la réunion du conseil d’administration du CIOFF® au Paraguay tenue en mai 2017, MuDaPy a été acceptée en tant que groupe associé et membre à part entière de la section paraguayenne du CIOFF®.

Riche d’une forte culture traditionnelle, la musique folklorique est l’un des piliers de la richesse culturelle du pays. Les indiens guaranis utilisaient à l’origine des instruments à vent ainsi que des percussions de forme primitive. La harpe est au Paraguay ce que le tango est à l’Argentine. Elle est l’instrument national, une version altérée de la harpe classique qui a été introduite par les jésuites missionnaires au cours du XVIème siècle. Cet instrument a tout de suite séduit les indigènes. Similaire en apparence à la harpe européenne, cette harpe diatonique, à cinq octaves et trente-six cordes, ne possède pas de pédale à pied. Faite de cèdre ou de pin, elle est plus légère que la plupart des harpes et sa boîte à résonance est plus large à la base que celle des autres harpes.

Le répertoire du groupe exalte la nature. Le « Pajaro campana » imite parfaitement, à la harpe le chant d’un oiseau, les mouvements chorégraphiques subliment la perfection de cet instrument. Le folklore, au Paraguay, joue un rôle important dans toutes les fêtes et manifestations religieuses. Les polkas, jouées rapidement à la guitare et à la harpe, font danser la population. Le nom de cette danse provient des polkas européennes qui se sont répandues, comme beaucoup de danses du continent américain, en s’enrichissant de la culture indigène locale. C’est une danse rapide et joyeuse. On entend aussi des « guaranias », musiques douces, romantiques et tristes, créées afin de communiquer et exprimer le caractère des Paraguayens. La « danza de la palomita » (la danse de la colombe), danse traditionnelle du Paraguay, décrit également la colombe dans ses différentes formes d’idylles. À cela s’ajoute une danse spectaculaire, celle de la bouteille (plusieurs bouteilles en équilibre sur la tête d’une danseuse) et les zapateados (danse au cours de laquelle les chevilles des danseurs sont soumises à rude épreuve).

Dentelles ñandutí:

La fabrication de dentelles ñandutí aux couleurs très vives est une des traditions de la communauté indienne du Paraguay. Elle a débuté dans la ville d’Itaugua, près d’Asunción. Le mot « guarani ñandutí » signifie «toile d’araignée». Les pièces réalisées constituent l’essentiel du linge de maison et des vêtements. On se met même à confectionner des robes de mariée avec ces broderies extrêmement délicates. Les motifs représentés sont variés et empruntés aux éléments de la vie locale : fleurs de goyave et de jasmin, marguerites, palmiers, petits oiseaux, perroquets, abeilles, paniers, éventails, épis de maïs, lanternes…

Pour les voir pendant le festival